El conde Leinsdorf

EL HOMBRE SIN ATRIBUTOS 

” Nicolas Truong – Dans votre ouvrage Conditions vous récusez certaines idées tenaces notamment la conception du sentiment amoureux comme illusion, chère à la tradition pessimiste des moralistes français selon laquelle l’amour n’est que “le semblant ornemental par où passe le réel du sexe” ou qui considère que le “désir et la jalousie sexuelle sont le fond de l’amour”. Pourquoi critiquez vous cette conception ?

   Cette conception moraliste appartient à une tradition sceptique. Cette philosophie prétend qu’en réalité l’amour n’existe pas et qu’il n’est que l’oripeau du désir. La seule chose qui existe c’est le désir. Selon c’est conception l’amour n’est qu’une construction imaginaire plaquée sur le désir sexuel. Cette conception, qui a une longue histoire, invite tout un chacun a se méfier de l’amour. Elle appartient déjà au registre sécuritaire, parce qu’elle consiste à dire : « Ecoutez, si vous avez des désirs sexuels, réalisez-les. Mais vous n’avez pas besoin de vous monter le bourrichon avec l’idée qu’il faut aimer quelqu’un. Laissez tomber tout ça et allez droit au but ! » Mais dans ce cas, je dirai simplement que l’amour est disqualifié – ou déconstruit, si l’on veut – au nom du réel du sexe.

Sur ce point, je voudrai faire état de mon expérience vivante. je connais, je crois, comme à peu près tout le monde, la force, l’insistance, du désir sexuel. Mon âge ne me l’a pas fait oublier. Je sais aussi que l’amour inscrit dans son devenir la réalisation de ce désir. Et c’est un point important, parce que, comme toute une littérature très ancienne le dit, l’accomplissement du désir sexuel fonctionne aussi comme une des rares preuves matérielles, absolument liée au corps, de ce que l’amour est autre chose qu’une déclaration. La déclaration du type «je t’aime» scelle l’évènement de la rencontre, elle est fondamentale , elle engage. Mais livrer son corps, se déshabiller, être nu(e) pour l’autre, accomplir les gestes immémoriaux, renoncer à toute pudeur, crier, toute cette entrée en scène du corps vaut preuve d’un abandon à l’amour. C’est tout de même une différence essentielle avec l’amitié. L’amitié n’a pas de preuve corporelle, de résonnance dans la jouissance du corps. C’est pourquoi elle est le sentiment le plus intellectuel, celui que ceux des philosophes qui se méfient de la passion ont toujours préféré. L’amour, surtout dans la durée, a tous les traits positifs de l’amitié. Mais l’amour se rapporte à la totalité de l’être de l’autre, et l’abandon du corps est le symbole matériel de cette totalité. On dira : « Mais non ! C’est le désir et lui seul qui fonctionne alors.» Je soutiens que, dans l’élément de l’amour déclaré, c’est cette déclaration, même si elle est encore latente qui produit les effets du désir, et non directement le désir. L’amour veut que sa preuve enveloppe le désir. La cérémonie des corps est alors le gage matériel de la parole, elle est ce à travers quoi passe l’idée que la promesse d’une réinvention de la vie sera tenue, et d’abord au ras des corps. Mais les amants savent, jusque dans le plus violent délire, que l’amour est là, comme un ange gardien des corps, au réveil, au matin, quand la paix descend sur la preuve de ce que les corps ont entendu la déclaration d’amour. Voilà pourquoi l’amour ne peut-être, et je crois n’est pour personne, sinon des idéologues intéressés à sa perte, un simple habillage du désir sexuel, une ruse compliquée et chimérique pour que s’accomplisse la reproduction de l’espèce.

Alain Badiou, Eloge de l’amour, Flammarion 2009

de que estaremos hechos

a lugar,

momentos transitan de a uno,

no a lugar,

al recuerdo…

vorágine desmedida de vida

se me desprende la piel

quiero taparte con ella,

esperando que el verano sea piadoso

los fantasmas esperan,

los monstruos acechan…

estaremos hechos ¿para saber decirles que no son ciertos?

escritos al futuro…

Soy un hombre despojado de objetos corporales. Se me cayeron los anillos, los aros, las pulseras, los dientes; perdí lo accesorio de la vía vida. Deje de saber que querer elegir en el momento de encontrar.
Sumergí la cabeza en el mar y vi tantos colores que ya no supe optar.
Me mire a tus ojos una vez y supe mucha más, no arriesgue lo suficiente  para mantenerte aquí, quiero saber, quiero entender que puedo volverte a encontrar.
No sé cuando dañe, ni con qué, pero sabrás perdonar, el paso impávido que una vez supe desandar.
Cuanta rima funesta habré de escribir para volverme a acercar, puede que no haya palabra en tinta que tuerza tu voluntad, no exista agua de lágrimas a derramar. Sé que encontrarnos depende de una vez y lo defendamos en ese para siempre que es el hoy de la trinchera. Me dejaras, me robaras el corazón, para alejarlo con tu mano. Presumirás, y escupirás a tu paso el hecho de haberlo logrado, el presagio será cumplido y estaré contento de haberte amado.
Pequeña, ojos brillosos te confundís en la bruma, respiro pensando en el lapso que dejaran los baches de lado al volverte a encontrar. Espero estar a la altura de tus circunstancias. Mando un beso al futuro desde este jueves 13 que aun no amanece. 13/03/14

El conflicto básico es entre dos valores que son equitativamente deseados, pero muy difíciles de reconciliar. Uno de los valores es la estabilidad, la seguridad y la certeza; el otro valor es la libertad. La libertad de poder experimentar, cambiar algo en la vida, mejorarla, criticar la condición alcanzada y querer modificarla. Ambos valores son necesarios porque la seguridad sin libertad es simple esclavitud, y la libertad sin seguridad es absoluto caos, la imposibilidad de hacer algo. La libertad absoluta es una pesadilla. Por lo que se necesita de ambas, pero la pregunta es cómo reconciliarlas, cuál es la medida, cuánta seguridad y cuánta libertad.
Zygmunt Bauman

http://www.perfil.com/internacional/Zygmunt-Bauman-Ser-populista-no-es-siempre-malo–20150809-0067.html

una vez mire a la distancia,
tenuemente levantabas tu mochila
golpeabas tu palma,
al caer todo estaba por ser
de largo día, y correr en la ruta,
la ruta, tus niños y yo…
Dejaría esta camisa,
la dejaría un lunes a la mañana
tu voz impotente calla, esa mirada camina la plaza
camino a unquiio mis pasos,
ese día en que nada podrá despertar,
de que, en que manera se hace
si, solo si, no me miras,
otra vez empezare a escribir la soledad,
si te vas, te vas en el tiempo.
o me dejas para ser
eso que temías que fuera,
a cada rato en el profundo azul
que me propone la vía vida…

tierra

Cantidad de tierra tienen las cosas,
el antebrazo
no hace más que arrastrarse en polvo,
los dedos
encuentran áspera la superficie plástica,
la mano
se jacta de escribir sobre tierra,
cada trazo,
lo que he perdido.

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